Turquie : Les dirigeantes de la KESK acquittées à l'issue d'un procès de longue haleine

Quinze dirigeantes syndicales de la KESK ont été acquittées le 27 avril à Ankara, mettant fin à un procès de 14 ans visant leurs activités syndicales légitimes.

Une délégation internationale de la FSESP et de l'ISP, comprenant des représentant.e.s d'UNISON (Royaume-Uni), du Fackförbundet ST (Suède), de Vision (Suède), du FP Cgil (Italie) et de la CFDT (France), était présente à l'audience, qui s'est déroulée le 21 avril 2026, mais le verdict a été reporté au 27 avril, lundi. Le tribunal a annoncé que toutes les syndicalistes étaient blanchies de tous les chefs d'accusation.

Paola Panzeri, Secrétaire générale adjointe de la FSESP, a réagi à cette décision :

"Aujourd'hui, nous avons vu le fruit de la solidarité internationale. Nous nous sommes tenu.e.s aux côtés de nos camarades de la KESK - parce qu'une attaque contre un.e syndicaliste est une attaque contre nous tous.tes. En tant que syndicalistes et féministes, nous savons que défendre les droits des travailleurs.euses, c'est aussi défendre les droits des femmes et la démocratie elle-même. Aujourd'hui, c'est une victoire, mais nous restons vigilant.e.s et continuons à nous battre pour tous.tes nos camarades hommes et femmes qui sont pris.es pour cible en raison de leurs activités syndicales légitimes ".

L'affaire découle de l'implication des femmes dans l'Assemblée des femmes de la KESK, une structure autonome qui défend l'égalité des genres et les droits des travailleurs.euses. L'acte d'accusation s'est appuyé sur des réunions et des activités syndicales internes comme preuves, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant aux violations des normes internationales du travail, notamment la Convention 87 de l'OIT sur la liberté d'association.

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