L'ISP et la FSESP soutiennent les travailleurs.euses du secteur de l’énergie de Bursagaz qui mènent une action collective.

Les travailleurs.euses du secteur de l'énergie turcs/ques employé,e,s chez Bursagaz, le seul distributeur de gaz naturel de la ville de Bursa, ont adhéré à DİSK/Enerji-Sen, affilié à l'ISP, et ont obtenu une majorité légalement reconnue dans leur lutte pour la sécurité de l'emploi et des salaires décents. Depuis lors, l’entreprise a pris des mesures pour entraver ce processus en menaçant de transférer des salarié.e.s vers des sous-traitants, en faisant pression sur les salarié.e.s pour qu’ils/elles démissionnent et en déposant de fausses objections juridiques.

Un ingénieur en mécanique et quinze syndicalistes qui avaient mené la campagne de syndicalisation ont été licencié.e.s et se sont vu refuser les allocations chômage ainsi que leur indemnité de licenciement. Alors qu’ils/elles en sont désormais à leur deuxième semaine de piquet de grève devant les locaux de l’entreprise, les travailleurs.euses se sont engagé.e.s à rester sur place jusqu’à ce que les licencié.e.s soient réintégré.e.s et que les menaces de sous-traitance cessent.

Cette dernière attaque contre les droits syndicaux s’inscrit dans une longue tradition du gouvernement consistant à faire fi des syndicats indépendants et de leurs droits. Cette année encore, l’ISP a déposé une plainte auprès du Comité de l’OIT sur la liberté syndicale concernant l’ingérence généralisée du gouvernement dans les conventions collectives légalement conclues dans le secteur municipal.

Par ailleurs, le 21 avril 2026, une délégation internationale représentant l’ISP, la FSESP et des organisations affiliées du Royaume-Uni, de Suède, d’Italie et de France a assisté à l’audience concernant 15 dirigeantes syndicales du secteur public. L’audience s’est conclue par l’acquittement total de toutes ces femmes, mettant ainsi fin à un calvaire de près de 14 ans marqué par des menaces d’emprisonnement, du harcèlement et des interdictions de voyager.  

Ce n’est pas sans raison que la Turquie conserve sa place de longue date parmi les 10 pires pays en matière de droits des travailleurs.euses. Le gouvernement a depuis longtemps l’habitude de bafouer les droits fondamentaux du travail. La répression syndicale et les violations du droit à la liberté d’association, par exemple, sont régulièrement utilisées comme tactiques de représailles par l’État et les employeurs.

L’ISP appelle tous ses membres à soutenir les travailleurs.euses de Bursagaz dans leur lutte pour des conditions de travail décentes et pour leur droit de se syndiquer et de négocier collectivement sans ingérence des employeurs et du gouvernement.

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