Les Fédérations syndicales mondiales tirent la sonnette d'alarme au sujet du Projet de l'ONU sur les Migrationsn

A la veille du Forum d'examen des Migrations des Nations Unies à New York (5-8 mai 2026), l'ISP et d'autres fédérations syndicales mondiales ont averti que le Projet zéro 2026 fait dangereusement évoluer la politique migratoire vers un modèle technocratique de " marché du travail " qui traite les travailleurs.euses migrant.e.s comme des intrants économiques plutôt que comme des détenteurs.trices de droits.

A l'approche du deuxième Forum international d'examen des Migrations (IMRF), qui doit se tenir au siège des Nations Unies à New York du 5 au 8 mai 2026, l'ISP s'est jointe à d'autres fédérations syndicales internationales pour publier une déclaration commune.

Les syndicats avertissent que l'actuel Projet zéro de l'ONU de la Déclaration sur les Progrès réalisés représente un dangereux pas en arrière. Il s'éloigne d'une approche fondée sur les droits et dilue des références importantes aux conventions fondamentales de l'Organisation internationale du Travail (OIT) sur la liberté d'association et la négociation collective.

La déclaration souligne que lorsque les travailleurs.euses migrant.e.s se voient refuser des droits indispensables ou sont piégé.e.s dans des systèmes de visas précaires qui les empêchent de s'exprimer, les conséquences vont bien au-delà des travailleurs.euses eux/elles-mêmes. Elles affaiblissent les fondements démocratiques de nos sociétés, érodent la négociation collective et entraînent une baisse des conditions de travail pour tous.tes. Pour le mouvement syndical, la défense des droits des travailleurs.euses migrant.e.s est indissociable de la lutte plus large pour la démocratie et la prospérité partagée.

Au lieu de renforcer les protections, le projet oriente la gouvernance des migrations vers un modèle technocratique de "marché du travail" qui risque de traiter les travailleurs.euses migrant.e.s comme de simples intrants économiques plutôt que comme des détenteurs.trices de droits. Tout en saluant certains éléments positifs - tels qu'un langage plus ferme sur les frais de recrutement et la servitude pour dettes - les fédérations syndicales mondiales exigent six changements urgents :

  • Garantir le droit à la liberté d'association et à la négociation collective pour tous.tes les travailleurs.euses migrant.e.s

  • Rétablir les normes internationales du travail comme fondement de la politique migratoire

  • Renforcer les mécanismes d'inspection du travail et d'application de la loi

  • Garantir la transportabilité de la protection sociale

  • Donner la priorité aux voies de régularisation plutôt qu'aux systèmes temporaires et liés à l'employeur

  • Établir des réglementations contraignantes en matière de recrutement équitable.

La déclaration souligne également que les travailleurs.euses migrant.e.s doivent avoir un accès effectif à la justice, y compris la possibilité de faire valoir leurs droits en cas de vol de salaire, de violations sur le lieu de travail et de harcèlement, même après leur retour dans leur pays d'origine. Elle souligne que le vol de salaire est l'indicateur le plus clair du travail forcé et que les travailleurs.euses migrant.e.s sont trois fois plus susceptibles d'être piégé.e.s dans le travail forcé que les autres travailleurs.euses.

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