Droits syndicaux Déclaration de l'ISP condamnant l'interdiction des syndicats du secteur public par le gouvernement du Népal
L'ISP exige que le gouvernement du Népal retire immédiatement son interdiction illégale des syndicats représentant les travailleurs.euses des services publics dans les domaines de la fonction publique, des soins de santé et de l'approvisionnement en eau. Cette interdiction viole les conventions de l'OIT et la Constitution du Népal, et crée un dangereux précédent de privatisation et d'érosion des services publics.
Jyotsna Singh
Mise à jour : la Cour suprême du Népal a temporairement suspendu la décision du gouvernement népalais d'interdire les syndicats dans la fonction publique. La prochaine audience est prévue pour le 20 mai.
https://english.khabarhub.com/2026/11/548316/
L'attaque contre les syndicats au Népal est aussi une attaque contre le droit des peuples à des services publics de qualité
Date : 11 mai 2026
L'Internationale des Services Publics (ISP) réitère la demande que le gouvernement du Népal retire immédiatement et sans condition sa décision illégale d'interdire les syndicats qui représentent les travailleurs.euses fournissant des services publics.
La décision illégale du nouveau gouvernement népalais d'interdire les syndicats dans certaines régions constitue à la fois une grave violation des droits syndicaux et une attaque contre la qualité des services publics.
Ces derniers jours, le gouvernement semble publier des ordonnances visant les syndicats dans de nombreux secteurs. Des syndicats de la fonction publique, de la santé et de l'approvisionnement en eau ont été visés, ce qui a donné lieu à des plaintes officielles auprès d'institutions internationales.
L'expérience de l'ISP au niveau mondial nous apprend que les gouvernements s'attaquent aux syndicats de la fonction publique lorsqu'ils ont l'intention de privatiser et de réduire les services publics. Les travailleurs.euses des services publics et leurs syndicats ont une longue et fière histoire de défense des services publics contre les intérêts des entreprises, contre les tentatives de corruption visant à tirer profit des services et des biens de la population, et contre les milliardaires et l'élite qui contrôlent l'élaboration des politiques publiques. Il est clairement prouvé au niveau mondial qu'un taux de syndicalisation plus élevé réduit les inégalités, limite le pouvoir des milliardaires, améliore la santé publique et accroît l'accès aux services publics.
En avril, l'ISP a publié une déclaration commune avec d'autres Fédérations Syndicales Internationales pour rappeler au gouvernement ses obligations, condamner les violations et s'engager à prendre toutes les mesures nécessaires au niveau international pour défendre les droits fondamentaux des syndicats au Népal.
Nous avons rappelé au gouvernement que le Népal a ratifié la Convention n° 98 de l'OIT (droit d'adhérer à un syndicat et de négociation collective) qui, avec la Déclaration de 1998 de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail, garantit à tous les travailleurs.euses - y compris les travailleurs.euses qui fournissent des services publics - le droit de former des organisations syndicales de leur choix et de s'y affilier, sans ingérence gouvernementale. Tous les États membres de l'OIT sont liés par les conventions fondamentales. Ces interdictions constituent une violation claire et directe de ces obligations.
Ces ordonnances violent également la propre Constitution du Népal. Les Articles 34 et 35 de la Constitution du Népal (2015) garantissent explicitement le droit de former des syndicats et de s'engager dans des négociations collectives. Cette action exécutive visant à interdire les syndicats est constitutionnellement illégale.
L'ISP continuera à soutenir ses affiliés pour syndiquer les travailleurs.euses qui fournissent des services publics afin d'obtenir un travail décent et de défendre les services publics vitaux contre les intérêts privés. Et nous utiliserons notre position internationale et la solidarité de nos 30 millions de membres affilié.e.s dans le monde entier pour contester les attaques contre nos affiliés.
En toute solidarité,
Kate Lappin,
Secrétaire régionale, ISP Asie-Pacifique